Notre-Dame du Mont Carmel : une fête qui unit huit siècles de spiritualité carmélitaine

Introduction

Le 16 juillet, l’Église célèbre Notre-Dame du Mont Carmel, patronne de toute la famille carmélitaine.

C’est avec émotion que, depuis le CITeS d’Ávila, le Centre international thérésien et sanjuaniste de l’Ordre des Carmes Déchaux, je rédige cet article consacré à une fête qui rassemble plus de huit siècles d’histoire, de prière et de fidélité.

Cette célébration appartient à l’ensemble de la tradition du Carmel. Elle réunit l’Ordre du Carmel, ou O. Carm., parfois appelé Carmel chaussé, les Carmes Déchaux et les Carmélites Déchaussées de l’OCD, ainsi que les membres de l’Ordre Séculier des Carmes Déchaux, l’OCDS. Elle rejoint également les nombreuses congrégations religieuses et communautés qui vivent de la spiritualité carmélitaine et se réfèrent à la Règle de saint Albert.

Pour les Carmes, les Carmélites et les séculiers, cette fête n’est pas seulement une mémoire liturgique. Elle rappelle une vocation commune : vivre sous le regard de Marie afin d’être conduits, dans la foi et l’oraison, jusqu’à l’union avec le Christ.

Cette tradition plonge ses racines sur le Mont Carmel, en Terre Sainte. Elle traverse l’histoire du Carmel médiéval, la tradition du scapulaire confié à saint Simon Stock, puis la réforme entreprise par sainte Thérèse d’Avila avec saint Jean de la Croix. Elle se prolonge ensuite à travers les fondations d’Anne de Jésus et rejoint aujourd’hui les communautés carmélitaines du monde entier, notamment le Carmel de Bayonne.

Le Mont Carmel : le berceau de la tradition carmélitaine

Le Mont Carmel se situe au nord-ouest d’Israël, non loin de la ville actuelle de Haïfa, et domine la mer Méditerranée. Dans la tradition biblique, cette montagne est particulièrement liée au prophète Élie, dont le zèle pour le Dieu vivant demeure l’une des grandes sources d’inspiration de la spiritualité carmélitaine.

À la fin du XIIe siècle et au commencement du XIIIe siècle, des hommes venus d’Occident s’établissent dans les grottes et les vallées du Mont Carmel. Ils sont traditionnellement présentés comme des pèlerins et, pour certains d’entre eux, comme d’anciens croisés ayant choisi de demeurer en Terre Sainte.

Ils ne fondent pas immédiatement un ordre religieux organisé selon les modèles européens. Ils mènent d’abord une vie érémitique faite de solitude, de silence, de travail, de prière et de méditation de la Parole de Dieu. Leurs cellules sont disposées autour d’une petite chapelle qu’ils dédient à la Bienheureuse Vierge Marie.

Cette dédicace est essentielle pour comprendre l’identité du Carmel. Ces ermites ne se contentent pas d’habiter une montagne portant le nom du Carmel : ils choisissent de vivre sous le patronage de Marie et prennent progressivement le nom de Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel.

La Règle de saint Albert

Entre 1206 et 1214, les ermites demandent à Albert de Jérusalem, patriarche latin de Jérusalem, de leur donner une forme de vie. Le texte qu’il leur remet deviendra la Règle de saint Albert, texte fondateur de l’Ordre du Carmel.

« Vivre dans l’obéissance à Jésus-Christ et le servir fidèlement d’un cœur pur et d’une bonne conscience. »

La Règle invite chaque frère à demeurer dans sa cellule, à méditer jour et nuit la loi du Seigneur, à persévérer dans la prière, à participer à l’Eucharistie, à travailler, à vivre dans l’obéissance et à revêtir les armes spirituelles nécessaires au combat intérieur.

Cette Règle primitive demeure la racine commune des différentes branches du Carmel. Elle est encore mentionnée ou reprise dans les constitutions et les règles de vie des Carmes, des Carmélites, des communautés séculières et de nombreuses congrégations carmélitaines. Les formes de vie peuvent être différentes, mais toutes reconnaissent dans ce texte une même source spirituelle.

Du Mont Carmel à l’Ordre du Carmel

La présence des ermites latins en Terre Sainte devient progressivement difficile en raison des conflits et de l’évolution politique de la région. Une partie des frères quitte alors le Mont Carmel pour rejoindre l’Europe.

Leur installation dans les villes européennes les conduit à adapter leur manière de vivre. Sans abandonner leur vocation contemplative, ils se rapprochent progressivement du modèle des ordres mendiants. La Règle est adaptée au nouveau contexte, tout en conservant son orientation fondamentale : vivre dans la dépendance du Christ, écouter sa Parole et persévérer dans la prière.

Avant la réforme de sainte Thérèse d’Avila, il n’existe qu’un seul Ordre du Carmel. Cet ordre est aujourd’hui appelé Ordre du Carmel, ou O. Carm.. Il est aussi parfois désigné comme le Carmel de l’ancienne observance, les Grands Carmes ou, en espagnol, les Carmelitas Calzados.

L’appellation de « Carmes chaussés » est toutefois postérieure à la réforme thérésienne. Elle permet de distinguer l’Ordre du Carmel des Carmes Déchaux, sans signifier que le Carmel ancien serait moins authentique. Les deux branches appartiennent à une même famille et puisent leurs racines dans la communauté des premiers ermites et dans la Règle de saint Albert.

Une fête née au sein du Carmel médiéval

La fête de Notre-Dame du Mont Carmel apparaît au sein de l’Ordre du Carmel au cours du Moyen Âge. Une célébration d’action de grâce envers la Vierge Marie se développe dans l’Ordre à partir de la fin du XIVe siècle, avant de prendre progressivement la forme de la fête célébrée le 16 juillet.

Elle est donc antérieure à la réforme de sainte Thérèse d’Avila. Elle appartient en premier lieu au patrimoine spirituel du Carmel médiéval, aujourd’hui représenté par l’Ordre du Carmel, mais elle est également devenue la grande fête mariale de toute la famille carmélitaine.

Célébrer Notre-Dame du Mont Carmel revient ainsi à reconnaître une histoire commune. Les Carmes chaussés, les Carmes Déchaux, les Carmélites, les membres des ordres séculiers et les congrégations carmélitaines se tournent vers la même Vierge Marie et reconnaissent une même origine spirituelle.

Saint Simon Stock et la tradition du scapulaire

L’une des traditions les plus connues de l’histoire du Carmel est celle du scapulaire remis à saint Simon Stock.

Simon Stock est traditionnellement présenté comme un religieux anglais devenu prieur général de l’Ordre du Carmel au XIIIe siècle. Il appartient donc au Carmel antérieur à la réforme thérésienne : celui que l’on appelle aujourd’hui l’Ordre du Carmel ou le Carmel chaussé.

Selon la tradition carmélitaine, la Vierge Marie lui serait apparue le 16 juillet 1251, alors que l’Ordre traversait une période d’incertitude. Les Carmes, récemment arrivés en Europe, étaient encore mal connus et devaient trouver leur place parmi les autres familles religieuses.

Marie aurait alors remis à Simon Stock le scapulaire de l’Ordre comme signe de sa protection et de son lien maternel avec la famille carmélitaine.

Les témoignages écrits relatant précisément cette apparition sont postérieurs à la vie de Simon Stock. Il convient donc de distinguer ce que l’histoire peut établir avec certitude et la tradition spirituelle reçue et transmise par l’Ordre. Cette prudence historique ne retire cependant rien à la place considérable que le scapulaire a prise dans la vie du Carmel et dans la piété de nombreux fidèles.

Le scapulaire n’est pas un objet magique

À l’origine, le scapulaire est une partie de l’habit religieux portée sur les épaules. Le petit scapulaire remis aux fidèles est une forme réduite de cet habit. Il exprime un lien spirituel avec la famille du Carmel et une volonté de vivre l’Évangile sous le regard de Marie.

Il ne constitue ni un talisman ni une garantie automatique de salut. Porter le scapulaire suppose une démarche de foi, de conversion, de prière et de fidélité au Christ. Marie ne se substitue pas au Christ : elle conduit à lui.

Le scapulaire rappelle ainsi au chrétien qu’il est appelé à « revêtir le Christ », à écouter la Parole de Dieu et à laisser toute son existence être transformée par la grâce.

La réforme de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix

Au XVIe siècle, sainte Thérèse de Jésus, plus connue sous le nom de sainte Thérèse d’Avila, désire retrouver une manière de vivre plus simple, plus pauvre et davantage centrée sur l’oraison.

En 1562, elle fonde le monastère Saint-Joseph d’Ávila. Elle ne cherche pas à rejeter l’histoire du Carmel, mais à revenir avec plus de radicalité à l’esprit de la Règle primitive : solitude, silence, pauvreté, vie fraternelle, attention à la Parole de Dieu et amitié avec le Christ dans l’oraison.

Avec saint Jean de la Croix, elle ouvre ensuite ce mouvement de renouveau aux frères. Le premier couvent de Carmes Déchaux est établi à Duruelo en 1568.

Ce courant donnera naissance à l’Ordre des Carmes Déchaux, désigné par les initiales OCD. La réforme thérésienne ne constitue donc pas une nouvelle spiritualité étrangère au Carmel. Elle est une nouvelle manière d’en vivre l’héritage, enracinée dans la Règle de saint Albert et dans la mémoire des premiers ermites.

Les différents visages de la famille carmélitaine

L’Ordre du Carmel ou O. Carm.

L’Ordre du Carmel, parfois appelé Carmel chaussé ou Grands Carmes, poursuit la tradition de l’Ordre antérieure à la réforme thérésienne. Il comprend des frères, des moniales contemplatives, des laïcs du Tiers-Ordre et différentes congrégations affiliées.

Les Carmes Déchaux

Les Carmes Déchaux sont des religieux contemplatifs et apostoliques. Leur vie associe l’oraison, la vie fraternelle, l’étude, l’accompagnement spirituel, la prédication et différentes missions au service de l’Église.

Les Carmélites Déchaussées

Les Carmélites Déchaussées vivent dans des monastères autonomes selon la forme de vie contemplative voulue par sainte Thérèse d’Avila. Leur clôture ne signifie pas un désintérêt pour le monde. Par la prière et l’offrande de leur vie, elles portent devant Dieu les intentions de l’Église et de l’humanité.

L’Ordre Séculier des Carmes Déchaux

L’Ordre Séculier des Carmes Déchaux, ou OCDS, rassemble principalement des laïcs, ainsi que des prêtres diocésains, appelés à vivre la spiritualité thérésienne et sanjuaniste au cœur du monde.

Les membres de l’OCDS ne vivent pas dans un monastère. Ils demeurent engagés dans leur famille, leur profession, leur paroisse et la société. Leur vocation les conduit cependant à donner une place centrale à l’oraison, à la méditation de la Parole de Dieu, à la vie fraternelle et au service de l’Église.

Ces différentes formes de vie ne s’opposent pas. Les frères, les moniales et les séculiers constituent, selon leur vocation propre, les trois expressions fondamentales de la famille des Carmes Déchaux.

Anne de Jésus et l’implantation du Carmel thérésien en France

Parmi les grandes figures de l’expansion du Carmel thérésien, la bienheureuse Anne de Jésus, née Ana de Lobera en 1545, occupe une place essentielle.

Proche collaboratrice de sainte Thérèse d’Avila, elle reçoit d’elle d’importantes responsabilités. Elle participe notamment aux fondations de Beas et de Grenade. À Beas, elle rencontre saint Jean de la Croix, dont elle devient une proche disciple spirituelle.

Jean de la Croix lui adresse le commentaire du Cantique spirituel. Anne de Jésus jouera ensuite un rôle important dans la conservation et la diffusion de ses écrits, comme dans la transmission de l’œuvre de sainte Thérèse.

En 1604, Anne de Jésus fait partie du groupe de six Carmélites espagnoles appelé en France pour établir le premier monastère de Carmélites Déchaussées à Paris. Elle contribue ensuite aux fondations de Pontoise et de Dijon.

Elle quitte ensuite la France pour poursuivre sa mission dans les territoires correspondant principalement à l’actuelle Belgique. Elle devient prieure du Carmel de Bruxelles, fondé en 1607, puis fonde la même année le Carmel de Louvain et, en 1608, celui de Mons.

Ces villes appartenaient alors à un ensemble historique appelé les Pays-Bas espagnols. Les nommer permet toutefois de mieux percevoir concrètement le chemin suivi par Anne de Jésus et l’ampleur de la diffusion du Carmel thérésien en Europe.

Grâce à Anne de Jésus et à ses compagnes, le Carmel réformé franchit les frontières de l’Espagne et s’enracine durablement en France puis dans d’autres régions d’Europe. Les fondations françaises du XIXe siècle, dont celle de Bayonne, appartiennent à cette histoire devenue féconde au fil des générations.

Le Carmel de Bayonne : une fondation de 1858

Le Carmel de Bayonne est fondé en 1858, plus de deux siècles après l’arrivée des premières Carmélites Déchaussées espagnoles à Paris.

À la demande de l’évêque de Bayonne, neuf sœurs provenant des Carmels d’Oloron et de Pau viennent établir une nouvelle communauté en pleine ville. Cette fondation s’inscrit dans le renouveau de la vie religieuse contemplative en France au XIXe siècle, après les ruptures et les dispersions provoquées par la Révolution française.

Le Carmel de Bayonne appartient à la famille des Carmélites Déchaussées. Sa communauté vit donc selon l’héritage de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix, enraciné lui-même dans la Règle de saint Albert.

Derrière la clôture, la vie quotidienne des moniales est structurée par la liturgie, l’oraison silencieuse, la méditation de la Parole de Dieu, la vie fraternelle et le travail. Leur retrait ne constitue pas une fuite du monde, mais une manière particulière de se tenir devant Dieu avec les joies, les souffrances et les attentes de toute l’humanité.

Les murs de pierre du monastère ne racontent pas à eux seuls toute cette histoire. Celle-ci se découvre plutôt dans la vocation que les sœurs continuent de vivre : une existence cachée, simple et offerte, dans la continuité des premières communautés carmélitaines et de la réforme thérésienne.

Le lien entre Anne de Jésus et le Carmel de Bayonne n’est donc pas celui d’une fondation directement réalisée par elle. Anne de Jésus meurt en 1621, bien avant la fondation du monastère bayonnais. Le lien est celui d’une filiation spirituelle et historique : son action a permis au Carmel thérésien de s’enraciner en France, où de nouvelles communautés ont ensuite pu naître et transmettre à leur tour cette forme de vie.

Une fête pour toute la famille du Carmel

La fête de Notre-Dame du Mont Carmel ne peut donc être limitée à une seule époque ni à une seule branche de l’Ordre.

Elle appartient au Carmel né en Terre Sainte, aux frères de l’ancienne observance, à la tradition de saint Simon Stock, aux Carmes et Carmélites issus de la réforme thérésienne, aux séculiers de l’OCDS ainsi qu’aux nombreuses communautés religieuses qui se reconnaissent dans la spiritualité carmélitaine.

Tous ne vivent pas de la même manière. Certains sont religieux apostoliques, d’autres moniales contemplatives, d’autres encore laïcs, époux, parents, célibataires ou prêtres diocésains. Pourtant, ils puisent à une même source : l’écoute de la Parole, l’oraison, la recherche de l’union avec Dieu et la présence maternelle de Marie.

Vivre sous le regard de Notre-Dame du Mont Carmel

Marie occupe une place profonde dans la spiritualité du Carmel, non parce qu’elle détournerait le regard du Christ, mais parce que toute sa vie est orientée vers lui.

Elle est celle qui écoute, accueille, garde et médite la Parole de Dieu. Elle avance dans la foi, parfois sans comprendre immédiatement le chemin, mais en demeurant disponible à l’action de Dieu.

Pour la famille carmélitaine, vivre sous le regard de Marie signifie apprendre avec elle à faire de toute sa vie un espace offert à Dieu. Cela ne supprime ni les épreuves ni les obscurités. Cela invite à les traverser dans la confiance, en laissant le Christ devenir peu à peu le centre de l’existence.

Le 16 juillet, du Mont Carmel au Carmel de Bayonne, une même action de grâce s’élève donc à travers les siècles. Elle unit les religieux, les moniales, les séculiers et les fidèles qui portent le scapulaire dans un même désir : marcher avec Marie à la suite du Christ.

Conclusion

Notre-Dame du Mont Carmel rassemble huit siècles de spiritualité sans effacer la diversité des chemins qui ont traversé l’histoire de l’Ordre.

Depuis les premiers ermites établis sur le Mont Carmel jusqu’aux communautés contemporaines, la même invitation demeure : vivre dans la présence de Dieu, méditer sa Parole, persévérer dans l’oraison et suivre le Christ avec un cœur disponible.

La réforme de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix, les fondations d’Anne de Jésus, la vie des Carmes de l’ancienne observance, celle des Carmes et Carmélites Déchaux ainsi que l’engagement des membres de l’OCDS sont autant de visages d’une tradition vivante.

Au Carmel de Bayonne, comme dans les autres monastères et communautés de l’Ordre, cette histoire se poursuit dans la simplicité d’une fidélité quotidienne. Sous le patronage de Notre-Dame du Mont Carmel, la famille carmélitaine continue de porter dans sa prière l’Église et le monde, en cherchant à laisser Dieu établir en chaque âme sa demeure.

Lydie GOYENETCHE

Rédigé depuis le CITeS d’Ávila


Sources et références

1. La Règle du Carmel et saint Albert de Jérusalem
Ordre du Carmel, présentation de saint Albert de Jérusalem et de la Règle suivie par les Carmes.


Ordre du Carmel – Saint Albert de Jérusalem, évêque et législateur du Carmel

2. La tradition de saint Simon Stock et du scapulaire
Province de Paris des Carmes Déchaux, dossiers consacrés à l’histoire, à la signification spirituelle et au port du scapulaire.


Carmel en France – Saint Simon Stock et le scapulaire

3. Vie et fondations d’Anne de Jésus
Province de Paris des Carmes Déchaux, biographie d’Anne de Jésus : Paris, Pontoise, Dijon, Bruxelles, Louvain et Mons.


Carmel en France – Vie d’Anne de Jésus, 1545-1621


Carmel en France – Extension du Carmel réformé en Europe

4. Fondation et histoire du Carmel de Bayonne
Fédération des Carmélites France-Sud : fondation en 1858 à la demande de l’évêque de Bayonne par neuf sœurs provenant des Carmels d’Oloron et de Pau.


Fédération des Carmélites France-Sud – Carmel de Bayonne


Service des Moniales de France – Carmel de Bayonne

5. Sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix
Œuvres complètes de sainte Thérèse de Jésus, notamment le Livre de la Vie et le Livre des Fondations ; œuvres complètes de saint Jean de la Croix, notamment le Cantique spirituel.